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mardi 26 octobre 2010

Le miel de la vie

Paroles, musique et clavier: Michèle GARANCE
Violon: Marion NAVONE
Violoncelle: Véronique OLIVIER DE SARDAN
Interprète: CHILPERIC

Une chanson pleine de détails vécus, mais étant le porte-parole d'un HOMME qui reconstruit sa vie après une histoire d'amour qui s'estompe rand merci à Chilpéric de l'avoir  ainsi mise en valeur

Le miel de la vie

J'ai claqué la porte
à mes amours mortes
comme des cloportes
qu'on tue à la main

J'ai gardé les rires
oublié le pire
pour les souvenirs
de mes lendemains

J'ai changé d'images,
volé d'autres pages
à des paysages
où il ne pleut plus

Où des ombres douces
glissent sur la mousse
d'un pays où poussent
des mots défendus

Tout va bien j'existe
je ne suis pas triste
j'suis plus sur la liste
de ceux qu'on oublie

Si j'ai fait mon deuil
d'un restant d'orgueil
c'est pour que je cueille
le miel de la vie

Sous mes cicatrices
Lentement se glissent
Des images qui disent
Nos belles années

Un pont sur le Rhône
Un clocher qui sonne
Un vieux téléphone
D'où l'on s'appelait

Des rêves enfumés
Des tables serrées
Un goût de café
Et l'odeur des trains

Quand on s'imagine
Le jour qui décline
Dans le creux d'une île
Où meurt le chagrin

Puis la vie s'efface
Et les ans qui passent
Griffonnent des traces
En forme de pleurs

Mais tu vois j'existe
Je ne suis plus triste
Je signe et persiste
Pour le mot bonheur

Le temps raccommode
les blessures où rôdent
au chaud de l'automne
les vieux souvenirs

Et parfois l'on pense
qu'ils ont fait silence
et que sans souffrance
on peut leur sourire

Puis les laisser dormir...

dimanche 26 juillet 2009

Spleen

Paroles et musique: Michèle GARANCE
Accordéon: Lionel FERNANDEZ
Violoncelle: Véronique OLIVIER DE SARDAN
Interprète: ANGIE

Chanson écrite en 1990, dédiée à Luc Landi et à laquelle Angie a donné la chaleur de sa propre émotion.

Spleen

Je sais que t’es triste les soirs
Quand le sommeil a foutu l’camp,
Que t’en peux plus que t’en as marre
De ta vie qui n’est que du vent

Je sais qu’t’as trop de souvenirs
De ceux qui r’semblent à des blessures
Qui s’ouvrent lorsque vient la nuit
En de profondes déchirures

Je sais que tu n’as plus envie
Ni d’avancer ni de gagner
D’accrocher l’espoir à ta vie
Et de te battre pour y arriver

 Je sais que tu pleures d’être seul
Et qu’t’as tellement manqué d’amour
Que tu rêves d’un drap linceul
Qui t’recouvrirait pour toujours

Je sais tout ça et j’y peux rien
J’peux pas courir t’prendre dans mes bras
Et te promettre des lendemains
Où je ne te quitterais pas

J’peux pas me battre toute seule pour toi
J’peux rien faire s’il n’y a pas la vie
Qui ressuscite au fond de toi
Qui se réveille et qui grandit

 Tu sais moi aussi des fois j’pleure
Sur mon passé, sur mes souv’nirs
Sur les images d’un bonheur
Que je n’ai pas su retenir

Je r’vois des bateaux en partance
Et l’île où je voudrais mourir
Je r’vois le bleu de mon enfance
Et l’amour qui m’a fait grandir

Pourtant on a la chance d’être deux
Dans ce foutu monde pas très beau
Parfois même on y est heureux
Toi et moi autour d’un piano

Et puis je pleure aussi tu sais
Quand t’as si envie de la mort
Que tu portes sur les poignets
Les traces d’un désespoir trop fort


Alors arrête de réfléchir
Donne-moi la main et souris moi
Devant nous y a tant d’avenir
Y a plein d’soleil et moi, j’y crois.