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samedi 15 mai 2010

S. D. F.

Paroles: André MARRAS
Musique: Michèle GARANCE (1997)
Interprète: André MARRAS

S. D. F.

 S. D. F.
Est-ce des façons
De laisser des gens
Sans maison
S. D. F.
Est-ce des façons
De laisser des gens
Sans maison

Ils errent dans la ville
De plus en plus nombreux
Les chômeurs sans asile
Les nouveaux malheureux
Le passant les évite
Sachant bien qu’il ne peut
Donner à tous la p’tite
Monnaie d’un franc ou deux

 REFRAIN

 Le passant qui repasse
Ne les regarde encore
Pour lui ce tas de crasse
Embarrasse le décor
Excepté lorsqu’il mange
Leur vue lui fait du tort
La misère dérange
Quand elle est là dehors

REFRAIN

 Le passant repassant
À la mairie s’amène
Il interdit ces gens
Pour une ville saine
Stoppons la répression
Et donnons-nous la peine
De chauffer nos actions
À la chaleur humaine


REFRAIN

jeudi 29 octobre 2009

J'ai pas compris

Paroles: Bernard PICHARDIE
Musique et chant: Michèle GARANCE

Création: Octobre 2007
Bernard a su trouver des mots très pudiques sur le thème délicat de l'inceste.


J'ai pas compris

J'ai pas compris
Tes mains sur moi
J’ai pas compris

Au creux des draps
C’était ma vie
Entre tes doigts

Tu as posé
Tes crocs sur moi
Tu as posé

Maint'nant j'ai froid
J’veux oublier
Les traces de toi

J’ai pas voulu
J’ai supplié
J’ai pas voulu

Tu es passé
Sur mon corps nu
Que tu voulais

J’ai pas compris
Tes mains sur moi
J’ai pas compris

Au creux des draps
C’était ma vie
Entre tes doigts

J’ai pas fini
De voir la mort
J’ai pas fini

Je suis encore
Bien trop salie
De tes efforts

J’ai vraiment peur
Quand vient le soir
J’ai vraiment peur

J’ai le cafard
Je lâche mes pleurs
Dans mon placard

J’ai pas compris
Tes mains sur moi
J’ai pas compris

Au creux des draps
C’était ma vie
Entre tes doigts

vendredi 23 octobre 2009

Au vieillard anonyme

Paroles: Monique BOREL
Musique et chant: Michèle GARANCE

Au vieillard anonyme

Lentement il s’est approché
De ta boutique illuminée
Sur une canne il s’appuyait
En hésitant, il est entré.

Toi qui passes sans t’arrêter
Sauras-tu donc le regarder ?
Toi qui vis dans un grand voilier
En mouvement avec ton temps

Ce malheureux ta demandé
De quoi pouvoir mieux calfeutrer
Ses persiennes trop délabrées
Mais tu ne l’as pas écouté

Toi qui passes sans t’arrêter
Tu n’as pas su le regarder
Car tu vis dans un grand voilier
En mouvement avec ton temps

Pour mesurer il avait fait
Des nœuds de ficelle serrés.
Dans ses nœuds, il s’est embrouillé
Et je t’ai vu te détourner

Toi qui passes sans t’arrêter
Tu n’as pas su le regarder
Car tu vis dans un grand voilier
En mouvement avec ton temps.

Moi j’ai remarqué son regard,
Perdu, empli de désespoir !
Lui, ne savait pas s’exprimer
Toi ! tu l’as laissé s’en aller.

Toi qui passes sans t’arrêter,
Tu n’as pas su t’apitoyer
Car tu vis dans un grand voilier
En mouvement avec ton temps

Moi, je crois que je désirais
De quoi lustrer, de quoi cirer
Des bibelots déjà laqués.
Tu as voulu me conseiller.

Toi qui passes sans t’arrêter,
Vers moi tu t’es précipitée,
Car tu vis dans un grand voilier
En mouvement avec ton temps.

Cela s’est passé en hiver
Il y a déjà des années,
Vieillard anonyme et gelé,
Je n’ai jamais pu t’oublier…

Toi qui passes sans t’arrêter
As-tu appris à regarder ?
Sais-tu enfin prendre le temps
D’avoir un cœur de temps en temps ?

vendredi 2 octobre 2009

Ruelles noires

Paroles: Jean-Paul DAURIAC
Musique et chant: Michèle GARANCE

Cette chanson sur le thème de la prostitution a été écrite par Jean-Paul sur une musique préexistante
         
Ruelles noires

Dans les ruelles noires de l’ennui        
Dévêtue, pâle, sur le pavé qui luit,
Je travaille la nuit.
Un rail de cocaïne
Pour oublier la peur.
Je chausse mes bottines
Et je pars au labeur.
Je croise la solitude
Des hommes qui ont pris
La mauvaise habitude
De tromper leur ennui.
Je leur donne dans les quartiers malfamés,
Un peu de bonheur,
Des plaisirs refoulés.
Ils ne voient pas mes pleurs.
Je cache ma honte
Sous un fard brillant
En acceptant l’argent
De cette brève rencontre.
Puis il faut retourner
Sur les pavés brûlants
Et puis recommencer
Accoster le passant.
Au petit matin, le ventre souillé
Il faut rejoindre le squat de mon quartier
Se faire couler un bain.
La journée passera, sans penser à demain
Mais il faudra pourtant acheter le venin
Retrouver le dealer et sa poudre blanche
Le trottoir et l’asphalte
Et onduler des hanches

Je sais que bientôt ce sera mon tour
En m’annonçant,
A l’hôpital de jour
Le virus dans mon sang.
Mais quand la vie vous fait un sac de nœud
Quand on a tout perdu
Sauf peut-être le bon dieu
Il faut donner l’amour
Des morceaux de bonheur
A des hommes sans cœur
Vous comprendrez un jour…
Vous comprendrez un jour !
Mais parfois,
Dans les ruelles noires, dans le froid
Dévêtue, pâle sur les pavés glissants,
Je pleure doucement.

dimanche 26 juillet 2009

Légère en Août

Paroles et musique: Michèle GARANCE
Chant: Danièle ALFOSEA

Chanson écrite pour la pièce de théâtre éponyme de Denise BONAL qui a pour sujet les mères porteuses.

Légère en Août

C’est quoi la vie
Un peu de temps un peu de sang
Trois saisons pour faire un enfant
Et l’automne pour qu’on oublie...

C’est quoi la vie
Une rencontre de hasard
Qui t’emporte dans un couloir
Où les murs sont repeints de gris

C’est quoi la vie
Rien qu’une robe un peu trop large
Qui te fera tourner la page
D’une enfance vécue à demi

C’est quoi la vie
Un enfant aux yeux sans couleurs
Qui jaillira de ta douleur
Vers d’autres rives plus jolies

C’est rien la vie
Tu reprendras seule la route
Un peu plus légère sans doute
Mais si triste d’avoir rien dit

D’avoir rien dit
Pas de révolte et pas de haine
Devant cet enfant qu’on emmène
Dans un soi-disant paradis

Un paradis
Où un autre homme et une femme
Feront semblant pour la parade
D’avoir mis au monde la vie
La vie

C’est rien la vie
Un peu de sang, un peu de temps
Trois saisons pour faire de l’argent
Et l’automne pour qu’on oublie
Et l’automne pour qu’on oublie

C’est rien la vie
Une hirondelle au Portugal
Quelques mots d’amour qui font mal
Une dernière danse et c’est fini

Une dernière danse