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dimanche 5 décembre 2010

Tu me rends belle

Paroles, Musique, Voix: Michèle GARANCE
Violon: Marion NAVONE

Chanson écrite en 1995,  remixée en 2010

Tu me rends belle

Belle
Tu me rends belle
Dans le miroir où s'effeuillent tes mots
Sous la pluie d'or de tes mains sur ma peau
Qui se mouillent d'aurore
Aux embruns de mon corps

Tendre
Tu me rends tendre
Et je me voile au mat de tes poèmes
Aux senteurs océanes et qui parsèment
Des gouttes de rubis
Aux épaules de ma nuit

Douce
Tu me rends douce
Sous un torrent d'amour qui réverbère
L'encre d'une oasis noyée de vers
Dans les sables émouvants
Où chavire le temps

Vive
Tu me ravives
Au feu de tes nuits blanches qui transpercent
Une prison d'étoile pour ivresse
Quand je vole le bleu
Que commettent tes yeux

mardi 26 octobre 2010

Le miel de la vie

Paroles, musique et clavier: Michèle GARANCE
Violon: Marion NAVONE
Violoncelle: Véronique OLIVIER DE SARDAN
Interprète: CHILPERIC

Une chanson pleine de détails vécus, mais étant le porte-parole d'un HOMME qui reconstruit sa vie après une histoire d'amour qui s'estompe rand merci à Chilpéric de l'avoir  ainsi mise en valeur

Le miel de la vie

J'ai claqué la porte
à mes amours mortes
comme des cloportes
qu'on tue à la main

J'ai gardé les rires
oublié le pire
pour les souvenirs
de mes lendemains

J'ai changé d'images,
volé d'autres pages
à des paysages
où il ne pleut plus

Où des ombres douces
glissent sur la mousse
d'un pays où poussent
des mots défendus

Tout va bien j'existe
je ne suis pas triste
j'suis plus sur la liste
de ceux qu'on oublie

Si j'ai fait mon deuil
d'un restant d'orgueil
c'est pour que je cueille
le miel de la vie

Sous mes cicatrices
Lentement se glissent
Des images qui disent
Nos belles années

Un pont sur le Rhône
Un clocher qui sonne
Un vieux téléphone
D'où l'on s'appelait

Des rêves enfumés
Des tables serrées
Un goût de café
Et l'odeur des trains

Quand on s'imagine
Le jour qui décline
Dans le creux d'une île
Où meurt le chagrin

Puis la vie s'efface
Et les ans qui passent
Griffonnent des traces
En forme de pleurs

Mais tu vois j'existe
Je ne suis plus triste
Je signe et persiste
Pour le mot bonheur

Le temps raccommode
les blessures où rôdent
au chaud de l'automne
les vieux souvenirs

Et parfois l'on pense
qu'ils ont fait silence
et que sans souffrance
on peut leur sourire

Puis les laisser dormir...