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lundi 23 avril 2012

Naufrage

Paroles: Catherine AVENTURIER (à l'âge de 14 ans)
Piano (improvisation) et voix: Michèle GARANCE
Trombone: Lionel FERNANDEZ

Prise de son: Studio Ave-Yamaria, Trans-en-Provence (2002)

Naufrage
 Sur le sable mouillé trônent des coquillages
Parmi ces coquillages, une barque ;
Une barque usée et de vieil âge
Aux planches déclouées comme une flèche
 Sans aucun livre, sans page, au titre oublié.

Cette barque moite a dans sa coque la mer..
Oui, comme une plage dans un sablier.
Elle a bu la mer, et, dans l’orage,
Elle s’est retrouvée à l’envers...

Autour d’elle, rien ;
C’est la soutenance de cette eau
Grouillante de poissons,
En colère et en larmes salées.
Et cette colère se manifeste contre le pauvre bateau.

Les planches nues de peinture
Vont craquer et se laisser aller

Et ce navire qui  fait naufrage,
C’est mon cœur qui s’est échoué sur la plage,
Mon cœur qui s’est échoué de la vie
Pour rentrer dans un nouveau monde 
La nuit 

dimanche 12 février 2012

En réponse à vos questions

Flûte de pan, accordéon et harmonica: Lionel FERNANDEZ
Violon: Marion NAVONE
Voix: Michèle GARANCE

Chanson réalisée par Michèle GARANCE en 1993 dédiée à Luc Landi..........
26 ans après notre rencontre, ces mots sont toujours vrais...


En réponse à vos questions


Y en a qui disent qu’on se ressemble
A passer autant d’heures ensemble
Le temps a dessiné l’image
De l’harmonie sur nos visages
Y’en a qui disent que t’es mon frère,
Qu’on a connu les mêmes galères
Pour cacher autant de tristesse
Derrière le besoin de tendresse

Y’en a qui pensent qu’t’es mon amant
Qu’il ne peut en être autrement
Rien qu’à la façon érotique
Dont je mets tes mots en musique
Et y a les langues de vipère
Qui assurent qu’j’pourrais être ta mère
Eh bien non, j’en suis désolée,
Même pour un fils prématuré… !

Y’en a qui disent que j’suis ta femme,
Qu’on se chauffe au bois de nos âmes
Et que mes mélodies emportent
L’hiver derrière notre porte ;
Moi je veux enfin révéler
L’inéluctable vérité,
Et j’ai écrit cette chanson
Pour mieux répondre à leurs questions

T’es mon frère et t’es mon amant,
T’es mon ami, t’es mon enfant ;
Appelez ça comme vous voudrez
Il n’y a qu’une seule façon d’aimer

On est tristes de se quitter
Et si heureux d’se retrouver
Et quand on est seuls certains soirs,
Il nous vient des mots dans le noir…

Des mots qui disent qu’on se ressemble,
Qu’à passer autant d’heures ensemble,
L’amour a laissé son image
Dans l’harmonie de nos visages

Des mots qui disent qu’on n’s’quitt’ra pas
Même si un jour l’un d’nous s’en va
Par d’sus la terre par d’sus le ciel,
Parce que l’amour est éternel.

samedi 22 août 2009

L'argentin

Paroles: Denis OLLIER
Musique: Michèle GARANCE
Interprète: Lionel FERNANDEZ

L'argentin

Petit homme…..au costume élimé
Personne ne sait comme il se nomme
A sa lèvre un mégot fumé
Sous la moustache grise économe

Un chien de bal un peu paumé…..
Même la fleur a son revers
Sent le vieux mauve un peu fané……
Mais l’Argentine croit aux mystères …..


Et  quand miaule le premier tango…..tous les regards le désignent…
Même les femmes de généraux…..rêvent qu’il leur fasse le moindre signe
Mais quand miaule le premier tango…..la piste embaume l’adultère…
Et il se lève comme un héros…..qui revient de guerre

 Il avance…..le menton redressé
Le regard noir plein de fierté
Délaisse toutes les enjuponnées…..
Sur la putain  va s’incliner…..

Et il l’enlace en  prince aimé
L’exige cambrée en arrière
Et prend la pose qui soumet
Les Argentines  fières crinières


Et il tangue le premier tango…..tous les regards se résignent
Les hommes rangent leurs égos……et laissent aller leur origine
Quand il tangue le premier tango…..la piste entière lui appartient
Et il devient hidalgo…..seigneur argentin

dimanche 26 juillet 2009

Spleen

Paroles et musique: Michèle GARANCE
Accordéon: Lionel FERNANDEZ
Violoncelle: Véronique OLIVIER DE SARDAN
Interprète: ANGIE

Chanson écrite en 1990, dédiée à Luc Landi et à laquelle Angie a donné la chaleur de sa propre émotion.

Spleen

Je sais que t’es triste les soirs
Quand le sommeil a foutu l’camp,
Que t’en peux plus que t’en as marre
De ta vie qui n’est que du vent

Je sais qu’t’as trop de souvenirs
De ceux qui r’semblent à des blessures
Qui s’ouvrent lorsque vient la nuit
En de profondes déchirures

Je sais que tu n’as plus envie
Ni d’avancer ni de gagner
D’accrocher l’espoir à ta vie
Et de te battre pour y arriver

 Je sais que tu pleures d’être seul
Et qu’t’as tellement manqué d’amour
Que tu rêves d’un drap linceul
Qui t’recouvrirait pour toujours

Je sais tout ça et j’y peux rien
J’peux pas courir t’prendre dans mes bras
Et te promettre des lendemains
Où je ne te quitterais pas

J’peux pas me battre toute seule pour toi
J’peux rien faire s’il n’y a pas la vie
Qui ressuscite au fond de toi
Qui se réveille et qui grandit

 Tu sais moi aussi des fois j’pleure
Sur mon passé, sur mes souv’nirs
Sur les images d’un bonheur
Que je n’ai pas su retenir

Je r’vois des bateaux en partance
Et l’île où je voudrais mourir
Je r’vois le bleu de mon enfance
Et l’amour qui m’a fait grandir

Pourtant on a la chance d’être deux
Dans ce foutu monde pas très beau
Parfois même on y est heureux
Toi et moi autour d’un piano

Et puis je pleure aussi tu sais
Quand t’as si envie de la mort
Que tu portes sur les poignets
Les traces d’un désespoir trop fort


Alors arrête de réfléchir
Donne-moi la main et souris moi
Devant nous y a tant d’avenir
Y a plein d’soleil et moi, j’y crois.