jeudi 4 juillet 2013

Quatre petites notes de musique

Paroles: Chilpéric
Musique, arrangements et voix: Michèle GARANCE

 Quatre petites notes de musique

Sur le coin d'une table
Dort un rayon de lune
En équilibre instable
Dans un panier de prunes

Quatre petites notes
Détournées par hasard
D'un accord de gavotte
S'y sont venues asseoir

Elles ont sans vergogne
Chanté fort et bien ri
Un nectar de Bourgogne
Les fit danser aussi

Et le rayon de lune
Réveillé sans égard
Les vit même une à une
Partager un cigare

Les quatre demoiselles
Se contaient leurs amours
Tandis qu'en aquarelle
Se crayonnait le jour

Lors le rayon de lune
Par la nuit oubliée
S'envola sans rancune

Sur un rond de fumée

dimanche 3 mars 2013

Oiseau des villes

Paroles: Janine LEINS
Musique et arrangements: Michèle GARANCE
Oiseau des villes

Comment fais-tu, oiseau des villes
Pour chanter comme oiseau des champs ?
Dans cet immonde bidonville :
Ne t’es-tu pas trompé de camp ? 

Sur ce vieil arbre moribond
Dont le pied est emprisonné
Tu viens de faire un nid tout rond
Dans son feuillage empoisonné.

Oublies-tu que l’homme futile
Pollue la Terre et ses jardins ?
Que fais-tu dans ce lieu hostile
Toi qui n’es pas un citadin ? 

« Moi, dit l’oiseau, je suis malin :
D’un coup d’aile je m’envole
Pour quitter la métropole,
Sa pollution et son déclin.
Je suis d’Amour et de dentelles,
De liberté intemporelle
Pour aguicher les tourterelles
Vêtues de plumes d’aquarelle.
L’oiseau chante en embuscade

Sur un arbre mort, de rocade.
Dans le vacarme mécanique,
Il égosille sa musique. 

 Et sur le bord des autoroutes
Comment fais-tu, oiseau des villes
Pour chanter sans avoir le doute,
Que ta chanson nous soit utile ?

L’envie me prend de te crier :
Fuis donc ces porte-malheurs !
Vas dans les bois t’expatrier,
Choisis le calme pour bonheur ! 

« Vrai, dit l’oiseau, mais moi je sais :
L’autoroute serait triste
Et toi aussi, si je n’étais.
Alors, il faut que j’existe ».


Si je pouvais quitter la Terre
Où le bonheur est éphémère,
Prendre un instant de la hauteur
Pour retrouver les vraies valeurs. 

Tourner la mort en dérision,
Je voudrais être cet oiseau
Pour voir le monde un peu plus beau
Je voudrais être cet oiseau
Pour voir le monde un peu plus beau

dimanche 20 janvier 2013

Légère en Août

Paroles, musique et arrangements: Michèle GARANCE

Chanson écrite en 1989 pour une pièce de théâtre du même nom de Louise BONNAL sur le thème des mères porteuses, enregistrée au studio de Pascal LESTCHINER (Sanary) Dans l'article suivant, j'en parle au journaliste de Radio-active en 1994

Légère en Août

C’est quoi la vie
Un peu de temps un peu de sang
Trois saisons pour faire un enfant
Et l’automne pour qu’on oublie...

C’est quoi la vie
Une rencontre de hasard
Qui t’emporte dans un couloir
Où les murs sont repeints de gris

C’est quoi la vie
Rien qu’une robe un peu trop large
Qui te fera tourner la page
D’une enfance vécue à demi

C’est quoi la vie
Un enfant aux yeux sans couleurs
Qui jaillira de ta douleur
Vers d’autres rives plus jolies

C’est rien la vie
Tu reprendras seule la route
Un peu plus légère sans doute
Mais si triste d’avoir rien dit

D’avoir rien dit
Pas de révolte et pas de haine
Devant cet enfant qu’on emmène
Dans un soi-disant paradis

Un paradis
Où un autre homme et une femme
Feront semblant pour la parade
D’avoir mis au monde la vie
La vie


C’est rien la vie
Un peu de sang, un peu de temps
Trois saisons pour faire de l’argent
Et l’automne pour qu’on oublie
Et l’automne pour qu’on oublie

C’est rien la vie
Une hirondelle au Portugal
Quelques mots d’amour qui font mal
Une dernière danse et c’est fini
Une dernière danse et c’est fini...

lundi 10 décembre 2012

Elle, comme une libellule

Paroles: Janine LEINS
Musique et arrangements: Michèle GARANCE

Elle, comme une libellule

Elle,
Comme une libellule,
Frêle
Dans sa bulle,
Elle laisse la pluie
Couler sur son visage,
Elle écoute la vie
Battre dans son corsage.


Elle,
Comme une somnambule,
Belle,
Capitule :
Elle observe les stries
Qui marquent le naufrage,
Elle écoute transie
La vie et son chantage. 


Elle,
Se croyait campanule,
Quelle
Ridicule !
Elle contemple l’ortie
Qui transforme l’image,
Et découvre l’impie
Opérant le carnage. 


Elle,
Comme une funambule
Telle,
Dans sa bulle,
Elle comprend la survie
Qui la prend pour otage :
Elle se trouvait jolie
Sur le fil du mirage ! 


Elle,
Comme une libellule
Frêle,
Dans sa bulle,

Frissonne sous la pluie
Qui dilue son visage,
Perçoit pourtant la vie
Battre dans son corsage
Battre dans son corsage....

lundi 23 avril 2012

Naufrage

Paroles: Catherine AVENTURIER (à l'âge de 14 ans)
Piano (improvisation) et voix: Michèle GARANCE
Trombone: Lionel FERNANDEZ

Prise de son: Studio Ave-Yamaria, Trans-en-Provence (2002)

Naufrage
 Sur le sable mouillé trônent des coquillages
Parmi ces coquillages, une barque ;
Une barque usée et de vieil âge
Aux planches déclouées comme une flèche
 Sans aucun livre, sans page, au titre oublié.

Cette barque moite a dans sa coque la mer..
Oui, comme une plage dans un sablier.
Elle a bu la mer, et, dans l’orage,
Elle s’est retrouvée à l’envers...

Autour d’elle, rien ;
C’est la soutenance de cette eau
Grouillante de poissons,
En colère et en larmes salées.
Et cette colère se manifeste contre le pauvre bateau.

Les planches nues de peinture
Vont craquer et se laisser aller

Et ce navire qui  fait naufrage,
C’est mon cœur qui s’est échoué sur la plage,
Mon cœur qui s’est échoué de la vie
Pour rentrer dans un nouveau monde 
La nuit 

vendredi 17 février 2012

Léa

Paroles: Chilpéric
Musique, arrangements et voix: Michèle GARANCE

Léa

Dès que tu t'es mise à chanter
J'ai eu besoin de t'écouter
Nous ne nous étions jamais vus
Bien sûr je ne me doutais pas
Que j'allais te rencontrer là
Toi que j'avais tant attendue

Léa la belle
Belle Léa
Belle Léa

Derrière le rideau tiré
De tes cheveux entremêlés
Je ne comprenais pas toujours
Ce que cachaient tes yeux baissés
Je me noyais dans tes pensées
J'ai cru que c'était ça l'amour

Léa la sombre
Sombre Léa
Sombre Léa

Je t'ai connue de mieux en mieux
Je t'ai apprise peu à peu
Tu me ressembl's étrangement
C'est moi qui ris quand tu es gaie
C'est toi qui pars quand je m'en vais
Nous ne nous quittons pas longtemps

Léa la douce
Douce Léa
Douce Léa

Toute en mystère tu t'ennuies
Tu fais en sorte qu'on t'oublie
Et t'endors un verre à la main
J'essaie d'éclairer ton sommeil
En l'éclaboussant de soleil
Il pleut souvent le lendemain

Léa la folle
Folle Léa
Belle Léa
Sombre Léa
Douce Léa
Mon aléa

mardi 14 février 2012

Les larmes

Paroles: Jean-Paul DAURIAC
Musique, arrangements et voix: Michèle  GARANCE

Chanson composée le 12 Février 2012

Les larmes

Elles coulent sur ma joue
Je ne sais pas pourquoi
Elles ont un drôle de goût
De tristesse quelquefois

Elles inondent mes yeux
Quand tu ne rentres pas…
Pour un chat malheureux…
Quand je pense à papa

Elles ont le goût salé
Des colles d’autrefois
Des jeudis sans télé
A pleurer dans le froid

Qu’elles soient de joie, de peine
De fou-rire ou bien même
De crocodile
Pour peu qu'on les retienne
Elles trahissent nos déveines
ou nos idylles

Elles sont nostalgiques
En voyant les photos
Ecoutant la musique
Sur un très vieux phono

Elles éclatent de joie
Quand un bébé arrive
Quand tu me tiens le bras
Pour l’otage qu’on délivre

Elles bouillent des bouchoirs
Quand je suis enrhubée
A bon grand désesboir
J’vois des bulles sur bon nez

 Qu’elles soient de joie, de peine
De fou-rire ou bien même
De crocodile
Pour peu qu'on les retienne
Elles trahissent nos déveines
ou nos idylles

 Elles perlent sur mes cils
Quand le clown entre en piste
Dans les films de Bourvil
Souvenir de l’artiste

Voilà j’ai le rimmel
Qui me noircit la joue
Je veux fuir au carmel
Et me venger de tout !!!

Elles coulent sur ma joue
Je ne sais pas pourquoi
Elles ont souvent le goût…
Des souv’nirs d’autrefois

Qu’elles soient de joie, de peine
De fou-rire ou bien même
De crocodile
Pour peu qu'on les retienne
Elles trahissent nos déveines
ou nos idylles

Qu’elles soient de joie, de peine
De fou-rire ou bien même
De crocodile
Pour peu qu'on les retienne
Elles trahissent nos déveines
Et nos idylles